Ainsi, à l’immersion de 100 mètres s’exerce une pression de 10 bars (appliquée sur l cm2)
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Appliqué au sous-marin, ce principe permet de comprendre que les forces croissantes qui s’exercent sur la coque, tendent à l’écraser. La coque épaisse abrite le personnel et le matériel. Elle est construite en acier très résistant. Son épaisseur est calculée en fonction de l’immersion maximum prévue par le programme militaire du bâtiment.
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Approximativement, pour une augmentation de 100 mètres de la profondeur d’immersion maximale, il faudrait augmenter l’épaisseur de la coque épaisse de 10 millimètres afin de compenser les efforts dûs à l’accroissement de la pression.
Par contre certains éléments extérieurs du sous-marin, tels les ballasts ou les soutes, sont maintenus pleins de liquide, en communication avec la mer, lorsque le sous-marin est en plongée. Les pressions des deux côtés des parois s’équilibrent. Il n’est pas nécessaire dans ce cas de les construire en tôles épaisses, donc lourdes. Leur épaisseur varie de 5 à 10 millimètres.
Le sous-marin dans l’eau de mer est soumis à deux forces :
son poids, appliqué au centre de gravité (G), force verticale dirigée de haut en bas. Elle tend à faire descendre le sous-marin.
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la poussée d’Archimède, appliquée au centre du volume immergé (C), force verticale dirigée vers le haut. Elle tend à faire remonter le sous-marin. L’équilibre est obtenu quand le poids de l’eau déplacé, c’est à dire la poussée, correspond au poids du sous-marin.
Considérons le sous-marin en surface. Les ballasts sont totalement vides d’eau de mer.
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Ouvrons la purge des ballasts, ils se remplissent d’eau. Le sous-marin s’alourdit et s’enfonce. Le poids du volume d’eau supplémentaire déplacé, qui correspond à une augmentation de même valeur que la poussée, est égal au poids de l’eau contenue dans les ballasts.
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En immersion maximale les ballasts sont totalement pleins d’eau de mer.
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Vidons les ballasts en remplaçant l’eau de mer par de l’air contenu dans des bouteilles d’air situées à l’intérieur du sousmarin. Le poids du sous-marin diminue du poids du volume d’eau évacué des ballasts : la poussée, que l’on appelle aussi déplacement en plongée, est supérieure au poids du bâtiment. Le sous-marin est "léger", il remonte jusqu’à ce que, la valeur de la poussée diminuant avec la hauteur de l’immersion, on obtient un nouvel équilibre poids/poussée.
Mais il ne suffit pas que le sous-marin soit en équilibre statique. Il faut aussi qu’il puisse naviguer droit et qu’il puisse rester dans cette position.
Trois données entrent alors en jeu :
L’assiette d’un sous-marin définit son inclinaison longitudinale. C’est l’angle alpha que fait le fond du sous-marin avec l’horizontale. Elle dépend de la position du centre de gravité, c’est à dire de la répartition des poids dans la coque, par rapport au centre de poussée.
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Si le sous-marin est trop chargé à l’arrière, il s’incline, l’angle alpha est positif : l’assiette est positive. Inversement s’il est trop chargé à l’avant, l’assiette est négative.
Si alpha est nul, le bâtiment est horizontal. Il est en assiette zéro.
La gîte d’un sous-marin définit son inclinaison / transversale. C’est l’angle B que fait l’axe longitudinal du plan transversal, avec la verticale. Si le sous-marin est trop chargé à babord, il s’incline vers la gauche : on dit qu’il y a de la gîte sur babord. De même s’il est trop chargé à tribord, il y a de la gîte sur tribord.
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La stabilité d’un sous-marin est la qualité qu’il possède de revenir en assiette zéro (position l’horizontale) et sans gîte, lorsqu’il est écarté de cette position pour une raison quelconque : houle, mouvement de poids à l’intérieur du SM, etc... Pour une meilleure stabilité, il faut abaisser au maximum le centre de gravité et pour cela, il importe de placer les installations les plus lourdes dans les fonds du sous-marin. Ainsi, lorsqu’il navigue, le sous-marin subit constamment des variations de poids, dues notamment à la consommations de vivres, de carburants (variations en -), ou à des entrées accidentelles d’eau de mer ( variations en +). Il subit aussi des variations de centre de gravité, par exemple si tout l’équipage se déplace en même temps vers l’avant du bateau pour une séance de cinéma !
On doit donc en permanence effectuer la "pesée du sous-marin" c’est à dire l’ensemble des opérations qui concourent à rétablir l’égalité Poids = Poussée, pour faire naviguer le bâtiment en plongée en assiette zéro et sans gîte. Pour cela il dispose de caisses à eau spécifiques (régleurs, compensateur, caisses d’assiette).
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Le tube en U avec la membrane élastique est placé dans l’air atmosphérique : la membrane n’est pas tendue.
Nous plaçons l’extrémité avec membrane dans un liquide (ou dans un gaz dont on peut faire varier le volume à l’aide d’un piston) : la membrane élastique est tendue comme indiqué sur la figure ; ceci traduit des efforts du fluide sur la membrane.
La forme de la membrane est indépendante de l’orientation de la membrane autour d’un même point, les efforts sur la membrane sont perpendiculaires à celle-ci. Si le fluide est un liquide, la déformation de la membrane augmente de manière significative avec la profondeur.
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Bonjour a tous, je m’appelle Widelyne et cet article m’a énormément aidé parce que je veux devenir architecte naval. Malheureusement, malgré toute mes recherches, je n’arrive pas à trouver des informations sur les études à effectuer après le bac pour devenir architecte navale pour les sous-marins ainsi que les écoles qui délivrent les diplômes nécessaire.Si quelqu’un peut m’apporter son aide, j’en serais ravie. Vous pourrez me contacter par mon a-mail :petionw.girl@hotmail.fr
Merci d’avance.
Bonjour, j’ai juste besoin d’un tout petit renseignement que je n’arrive pas à trouver nulle part : la poussée d’Archimède se fait-elle toujours à la verticale, ou selon la perpendiculaire de l’eau (cas des fleuves), où l’eau ne forme plus de plan horizontal ?
J’ai besoin de savoir ca, car si on néglige le courant(frottements)(ou en le compensant par la force du moteur), un bateau ou un sous marin en surface ne devrait pas bouger ?
Merci
bonjour ! je suis etudiant en licence de physique et je m’intéresse au dimensionnement de la coque d’un s.m. pourriez vous me donner quelques explications ?
y a t’il une geometrie particulierement efficace pour resister au effort de pression ?doit on en exclure certaine pour
et voilà.
merci d’avance.
A l’exemple des bathyscaphes (la partie habitable), la forme idéale pour résister aux efforts de pression est sans nul doute la SPHERE. Théoriquement, la résultante des forces est nulle. Théoriquement, car pour des petits diamètres, une sphère parfaite est admissible ; en revanche à fort diamètre (10 par ex.), la partie inférieure de la forme est soumise à des effots plus importants que la partie supérieure. Il en résulte une forme de coque ovoïde - résultante des forces nulle -. Pas très hydrodynamique comme forme me direz-vous. Qu’à cela ne tienne, reprennons le bathyscaphe. Concevez une structure légère intégrant votre "coque épaisse ovoïde" et minimisant les "singularités de forme" pour atteindre une forme hydrodynamique la plus parfaite possible et le tour est joué.
Woala.
Cordialement.
Jean-François (sous-marinier -Le Terrible, Le Redoutable, Le Triomphant)
Le document de la DCN contient des erreurs qui ont déjà été signalées par plusieurs personnes, il est dommage que plusieurs sites et la Cité de la Mer à Cherbourg aient copiées ces anomalies. Dans le paragraphe relatant la prise de plongée il est dit "en immersion maximale les ballasts sont totalement pleins d’eau" pourquoi en immession maximale. Cela peut laisser entendre pour un non initié que lorsque l’on n’est pas encore en immersion maximale ils ne sont pas pleins d’eau d’ou la question : comment fait-on pour descendre. Dans la pratique le sous marin est balancé pour parfaire le plein en eau des ballasts à une immersion relativement faible, les purges des ballasts sont alors fermées et il reste encore plusieurs centaines de mètres pour ralier l’immersion maximale. Il serait judicieux de tourner cette phrase autrement en disant que le sous-marin s’enfonce sous l’effet de son poids lorsque les purges des ballasts sont ouvertes, l’air fuse par ces purges, le sous-marin s’enfonce, l’eau remplacant l’air dans les ballasts. Grace à une opération que l’on appelle la pesée le poids du sous-marin en surface est connu, le volume donc le poids en eau des ballasts également, et lorsque les ballasts sont pleins, l’équilibre poids = poussée est acquis, il ne reste qu’à effectuer que quelques rectifications mineures si on n’a pas fait d’erreur de pesée. Je vais vous envoyer un second message pour la seconde erreur qui à mon avis est beaucoup plus grave, celle ci n’étant surtout qu’un problème de formulation.
Comme je ne parviens pas à envoyer un second message je continue. Dans la partie retour en surface en supposant qu’il n’y a pas de voie d’eau (cas le plus fréquent, nous ne serions pas là pour en parler), Le sous-marin est léger, il remonte .... en fait puisqu’il était bien pesé, à partir du moment que l’on chasse aux ballasts, ceux ci ne sont pas des régleurs, le sous-marin trouvera son nouvel équilibre poids = poussée lorsqu’il aura crevé la surface et le fait de diminuer le volume immergé donc son poids fera qu’il s’équilibrera à une certaine valeur de tirant d’eau, on pourrait rester comme cela mais par mesure de sécurité on voudra à revenir à une valeur de flottabilité rassurante en prolongant la chasse hp, ou par chasse bp pour les SNLE. Donc lorsque le mouvement ascensionnel est commencé il ne se termine que lorsque l’on crève la surface en supposant qu’il n’y ait pas de voie d’eau, d’effet contraire voulu par une augmentation de vitesse et effet contraire des barres(possible dans le cas d’une chasse de faible volume (ce serait idiot). Ne pas oublier également qu’au fur et à mesure de la remontée la pression dans les ballasts diminue donc le volume d’air augmente, le poids du sous-marin ne peut que diminuer naturellement. Très cordialement et le bonjour aux copains
Vaste débat, voici mon avis sur le sujet.
Mis à part les consomations de vivres, de gazole (compensée par de l’eau de mer de densité supérieure,) tir de munitions et autres.. le poids du sou-marin qu’il soit en suface ou en plongée ne varie pas. Seule la poussée varie sous l’effet des variations de volume ou de densité.
Les caisses de règlages (règleurs pour les intimes) permettent de compenser les variations de poids (consomations diverses) et de poussée (contraction de la coque épaisse sous l’effet de la pression d’immersion, variation de densité de l’eau de mer, hissage d’un aérien etc..).
Pour avoir été instructeur à l’ENSM et avoir préparé/donné quelques cours sur le sujet (quelques noeuds au cerveau aussi..) j’avais pris pour habitude de poser la question suivante à la fin du cours : "A votre avis, lors de la prise de plongée, que fait-on varier, le poids ou la poussée ?"
A suivre..
Mes plus chaleureuses amitiés aux anciens. @+ Thierry
Bonjour,
Tout d’abord, bravo pour les explication sur les sous-marins, c’est clair, net et précis, en plus, avec des mots simples pour que tout le monde puisse comprendre, ça c’est cool.
J’aurais à mon tour une question à vous poser :
Pour un TP je dois mettre en évidence le principe de Pascal que vous exposez plus haut, que me conseilleriez vous de faire ? => j’avais pensé à un baromètre que je mettrais sous l’eau, puis je mesurerai les variations de préssions à différentes hauteurs MAIS je n’en possède pas d’étanche !
Pourriez vous donc m’aiguiller vers une idée simple à mettre en oeuvre pour que je puisse mettre en évidence ce principe ? Merci d’avance pour vos suggestions. Canary
— - mon site perso : http://ailestouloises.modelisme.com
— -
bonjour, je suis un élève de 3eme et l’on me demande de faire un travail sur : deplacement d’un sous marin à la verticale : fonctionnement. Voila si vous pouriez m’ apporter de l’aide assez rapidement ce serait super sympa ! voila mon adresse e-mail : Vallier06@hotmail.com
merci beaucoup et au revoir !
Bonjour Bruno,
nous sommes bien entendu à ta disposition pour te donner les éléments qui te permettrons de réaliser ce travail, tu peux nous contacter à l’adresse suivante : jld@sous-mama.org
à bientôt
Cordialement
Jean-Luc
Bonjour, je suis élève de bts et j’aimerais plus d’informations concernant la climatisation et le froid à l’interieur des sous-marins merci d’avance.
oskian.cheguian@laposte.net