A l'occasion du 50éme anniversaire de la disparition du Sous-Marin Eurydice le 4 mars 1970 nous recherchons les familles des Marins victimes du naufrage

Groupe Jules Verne - Les Sous-Marins Français en Grande-Bretagne de mars à juin 1940

Groupe Jules Verne - Les Sous-Marins Français en Grande-Bretagne de mars à juin 1940
article posté le 05-09-2005 à 22:41:33, par Jean-Luc DELAETER

LE GROUPE JULES VERNE


(NOS SOUS-MARINS EN GRANDE-BRETAGNE DE MARS A JUIN 1940)



- Par Jacques Favreul, AGASM section Doris, juillet 2005




- LA CAMPAGNE DE NORVEGE

Au début de l'année 1940, la France et la Grande-Bretagne avaient décidé d'effectuer le blocus des côtes de Norvège pour empêcher désormais l'Allemagne de s'approvisionner l'hiver en fer suédois par le port norvégien de Narvik toujours libre de glaces et elles envisageaient le débarquement de corps expéditionnaires. Pour mener à bien les opérations combinées de cette Campagne de Norvège, les Alliés devaient disposer de forces capables de s'opposer à l'Allemagne, car ils la savaient avantagée par la passivité de l'URSS à son égard et susceptible d'engager au combat la quasi-totalité des unités de la Kriegsmarine fortement appuyée par la Luftwaffe, pour résister au projet des Alliés dont elle avait entière connaissance; en effet, l'ennemi disposait d'efficaces services de renseignements et de surcroît, depuis fin 39 la Kriegsmarine déchiffrait à l'insu de l'Admiralty les messages secrets de la Royal Navy et en détenait les codes de carroyage !

La mer du Nord constituant avec la mer de Norvège et les détroits donnant accès à la Baltique un théâtre d'opérations britannique et parce que le potentiel de sous-marins de la Home Fleet pouvant y opérer était à cette époque relativement réduit, pour le renforcer l'Amiral Darlan commandant en chef des forces maritimes françaises avait accepté de faire placer sous commandement britannique trois de nos divisions de sous-marins ainsi que le mouilleur de mines Rubis, après les pertes subies par la Royal Navy en ce type particulier de sous-marin.

Tous nos sous-marins furent ainsi placés sous le commandement opérationnel du VA(S) le vice-amiral Max Horton commandant les sous-marins britanniques. Toujours battant pavillon de la Marine nationale, ils constituèrent le "groupe Jules Verne", du nom du ravitailleur de sous-marins qui portait la marque de son chef le capitaine de vaisseau de Belot. Ce sous-marinier dépendait directement de l'Amiral Darlan et le Jules Verne basé à Harwich était commandé par le capitaine de frégate Le Floc'h. Lui aussi sous-marinier il avait commandé la Thétis en 1926 pendant sa construction aux chantiers de la Gironde à Bordeaux aux côtés de la Doris, comme il le fera remarquer dans sa note "Ce que j'ai connu de la guerre avec les sous-marins de la mer du Nord" rédigée en juin 40 après le retour du groupe à Brest. Cette note inédite, qu'il m'a fait léguer, nous apporte de précieuses informations sur le séjour de nos sous-marins à Harwich et à Dundee, ainsi que sur les conditions de leur coopération avec les sous-mariniers britanniques.


- NOS SOUS-MARINS QUITTENT LEURS BASES FRANÇAISES

Ainsi, nos 16°, 13° et 2° divisions rallièrent successivement Harwich, port situé à l'embouchure d'un fleuve côtier et l'une des bases de sous-marins de la côte orientale d'Angleterre où se trouvaient alors avec leur ravitailleur le depot ship HMS Cyclops, huit 670 T de classe S de la 3° flottille (S3).
Venus de leur base de Cherbourg, La Sibylle, l'Antiope et l'Amazone, 600 T de la 16° DSM furent les premiers le 22 mars à rallier cette base avec le Jules Verne pour patrouiller avec des sous-marins de la S3, chacun dans un secteur assigné dans la zone comprise entre l'ouverture du Skagerrak et l'extrême sud de la mer du Nord.
Ayant interrompu la mise en condition commencée dans les parages de Bizerte après leurs grandes réparations ou refontes effectuées à Toulon et à La Ciotat, les quatre 600 T Doris, Thétis, Circé et Calypso de la 13° DSM avaient transité par Oran et étaient arrivés à Brest pour une escale de ravitaillement le 4 avril. Ayant appareillé de Brest en compagnie de l'Orphée de la 16° DSM enfin muni de ses nouvelles batteries à l'issue tardive de son grand carénage, ces sous-marins arrivèrent à Harwich en deux groupes respectivement les 14 et 20 avril.
En effet, de nombreuses avaries avaient déjà affecté les sous-marins de la 13ème DSM pendant leur transit inhabituel par sa longueur. Ainsi la Thétis et la Calypso durent prolonger de 6 jours leur escale de Brest pour tenter de sommaires réparations et la Doris avait dû appareiller avec la Circé et l'Orphée sans pouvoir obtenir de joints de rechange pour ses compresseurs de moteurs diesel.
La fréquence et la gravité de certaines avaries affectant des organes vitaux avaient déterminé l'Amiral Darlan à prescrire auprès des arsenaux une enquête sur l'exécution des refontes car il n'était pas exclus que des sabotages y aient opérés, comme déjà dans d'autres secteurs de notre industrie de guerre, par des Français appliquant les directives de subversion du parti communiste, l'URSS étant à cette époque l'alliée de l'Allemagne.
Venus de leur base de Brest, les quatre océaniques de 1500 T de la 2ème DSM Casabianca, Achille, Sfax et Pasteur arrivèrent à leur tour à Harwich le 17 avril. En effet, le 9 avril, déjouant le plan des Alliés, les forces allemandes après avoir brutalement envahi le Danemark avaient occupé tous les ports norvégiens et il fallait aux Alliés un renfort d'unités capables d'opérer par de plus longues patrouilles devant les côtes et les fjords norvégiens.
Cependant, à son appareillage pour sa première patrouille l'Achille endommagea une hélice du Pasteur. Quinze jours plus tard, le Pasteur dut appareiller pour Cherbourg et s'y faire réparer ; il ne participa donc pas aux opérations tandis que les 3 autres 1500 T furent désormais basés en Écosse à Dundee au retour de leur première patrouille devant les fjords norvégiens.

Furent donc basés à Harwich avec le ravitailleur Jules Verne, nos huit 600 T Doris, Thétis, Circé, Calypso, La Sibylle, Antiope, Amazone et Orphée, désormais non endivisionnés et formant sous son appellation britannique la 10ème flottille française (S 10).
A Dundee furent basés nos trois 1500 T Casabianca, Sfax et Achille, constituant avec HMS Severn et Clyde et les polonais Orzel et Wilk, la 9ème flottille mixte (S 9),
ainsi que le Rubis arrivé le 1er mai en Angleterre avec le mouilleur de mines Pollux alors utilisé pour le ravitaillement du sous-marin en mines et torpilles.

- CARACTERISTIQUES OPERATIONNELLES

Depuis le début du conflit, la France pouvait s'enorgueillir de la seconde place mondiale qu'occupait par le nombre d'unités en service sa flotte sous-marine, mais ce rang eut été différent si le classement avait pu être opéré par la prise en compte de tous les critères opérationnels. En témoigne le jugement sévère porté par les sous-mariniers britanniques sur nos 600 T dès leur arrivée en Angleterre. Contrairement aux récents britanniques de classe S et comparés aux U-Boote types II et VII, nos 600 T de conception ancienne étaient bruyants, indiscrets, peu endurants.

Aucun amortisseur efficace n'atténuait les vibrations de leurs appareils moteurs ou auxiliaires; on redoutait aussi que leur présence puisse être décelée par la non-étanchéité des joints des périscopes mus par pompes à huile, ou en cas de choc ou de grenage, par une fuite du gasoil contenu principalement dans leurs soutes extérieures en tôle rivée. "Vous courez au suicide" disaient les Britanniques. Ainsi nos 600 T ne durent faire que très partiellement le plein de ces soutes qui devaient être complètement utilisées en début de patrouille. Cette mesure réduisait considérablement leur autonomie, aussi fut-il décidé de transformer en soute à gasoil des caisses à eau intérieures, mais cela ne put être réalisé que pour 3 sous-marins.

Pour ce qui concerne les moyens d'attaque, rappelons que les torpilles françaises n'étaient pas équipées de la gyrodéviation (lacune quelque peu compensée par les plate-formes orientables) et que souvent elles ne prenaient pas l'immersion programmée. En outre, certains commandants, de leur propre aveu, estimaient ne pas avoir été suffisamment entraînés au lancement. Enfin, contrairement aux britanniques et aux allemands, nos 600 T avaient un système d'écoute sonore moins performant (et aucun sous-marin français n'était équipé de sonar).
Parce qu'ils n'avaient pu faire l'objet que de réparations hâtives et non d'une totale révision, le mauvais état des équipements vieillissants fut la cause de nombreuses avaries qui déterminèrent souvent des abandons de patrouille. De retour à Harwich, les équipages qui ne disposaient même pas d'un casernement à terre et il ne fut prêt que la veille de leur retour en France! s'employaient sans relâche aux travaux harassants de réparations et de ravitaillement avec le concours des techniciens du Jules Verne. Mais ce ravitailleur, le seul de notre Marine, n'avait pas été conçu ni outillé pour procéder aux grosses réparations d'autant que les équipements de chaque type de sous-marins n'étaient pas standard et que les techniciens de HMS Cyclops ne pouvaient guère intervenir sur des équipements aux normes françaises (en revanche, il est arrivé au Jules Verne de traiter gracieusement des batteries de sous-marins britanniques!). A ces difficultés, il faut ajouter la gêne apportée par les nombreuses alertes aériennes qui déterminaient la suspension des travaux et l'armement immédiat des pièces AA de tous les bâtiments car il n'existait pas de DCA à terre pour protéger la base de Harwich. Enfin, la possible présence de récentes mines allemandes à mise de feu magnétique mouillées devant le port nécessitait que, avant son premier appareillage, chaque sous-marin subisse une contraignante opération de démagnétisation.

- CONDITIONS OPERATIONNELLES

Tous nos sous-marins étaient placés, nous l'avons dit, sous le commandement opérationnel et tactique du VA(S) dont l'état-major numériquement réduit agissait au sein du PC de l'Admiralty à Londres, se limitant, par principe, à l'émission vers les seuls commandants britanniques de flottille, d'instructions de portée générale. Ainsi, à Harwich, il appartenait au CV commandant la S3, d'interpréter ces instructions et d'organiser dans le détail les missions à confier à chaque sous-marin, le CV de Belot entendu s'il s'agissait de nos sous-marins. Les messages destinés au sous-marin en patrouille étaient d'abord analysés par l'équipe de liaison britannique qui, systématiquement embarquée pour chaque patrouille, détenait seule les clefs du chiffre britannique. Ces procédures nécessaires mais quelque peu humiliantes pour les nôtres provoquèrent bien quelques frictions entre Britanniques et Français, mais les instructions données par l'Amiral Darlan à notre chef de groupe étant impératives, nos sous-mariniers devaient obtempérer et c'est ce qu'ils ont toujours fait. Par leur témoignage, les survivants de cette Campagne ont relaté que tous les hommes avaient compris que la situation exigeait qu'ils acceptassent sans les contester les périlleuses missions assignées à leurs bâtiments. Aucun témoignage verbal entendu ni aucun document d'archives consulté ne font état du moindre manquement au devoir d'obéissance.

Périlleuses en effet furent ces missions au cours desquelles plusieurs sous-marins attaqués durent tenir la plongée jusqu'à la limite extrême d'autonomie de leurs batteries qui supportaient mal les charges rapides. De jour, pour parer les risques d'une attaque de la Luftwaffe dont les appareils sillonnaient la mer du Nord, le sous-marin devait naviguer en plongée. Pendant les courtes nuits de printemps, il devait nécessairement faire surface pour recharger ses batteries. On redoutait le danger des mines dont il était connu que de multiples barrages avaient été établis dans les eaux peu profondes de la Baie Allemande. De plus, le peu d'amers remarquables caractérisant les côtes basses ne facilitait guère le recalage des positions.



Pour parer les possibles attaques de la Luftwaffe, les chasseurs bombardiers de la RAF patrouillaient sans cesse aux abords des ports britanniques et devaient aussi attaquer tout sous-marin non identifié. Ainsi, lorsque le sous-marin appareillait de jour, les bombardements étaient pour lui temporairement suspendus, mais il devait impérativement plonger au point désigné ainsi qu'à l'instant donné par son ordre de mission, à partir duquel étaient alors levées les restrictions de bombardement. Une procédure similaire était appliquée au moment du retour à sa base du sous-marin, malgré les risques d'une méprise due à l'imprécision de son heure d'arrivée. Ainsi, à son retour de patrouille à Rosyth le 20 mai, l' Achille qui venait de subir en Norvège un intense grenadage, fut gravement endommagé par un appareil britannique et dût retourner à Brest.

- RETOUR DU GROUPE JULES VERNE

La totale occupation de la Hollande et de la Norvège par les forces allemandes détermina les Alliés à renoncer à poursuivre la Campagne. La Doris disparue, le Pasteur, l'Orphée et l'Achille retournés prématurément en Métropole pour avaries, le Rubis resté en Angleterre, le Jules Verne et les 8 autres sous-marins du groupe, un moment rassemblés à Dundee, appareillèrent pour Brest où ils arrivèrent le 9 juin, date qui marqua la dissolution du groupe.

Si l'on excepte les pertes de bâtiments allemands attribuées aux mines du Rubis, aucun sous-marin du groupe Jules Verne n'avait pu lancer avec succès ni remporté ainsi une victoire qui aurait tant soit peu récompensé les hommes opérant dans des conditions éprouvantes, mais cela ne doit pas nous dispenser de rendre hommage à nos sous-mariniers qui ont vaillamment combattu en dépit de l'inquiétude que devait leur susciter l'état défectueux et les performances amoindries de leurs bâtiments.


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Quelques données sur le Jules Verne et les sous-marins du groupe



- Le Jules Verne

Mis en service en avril 1932.
Le Jules Verne est le seul navire possédé par la Marine Nationale, faisant fonction de ravitailleur de Sous-Marins. Il débute le conflit en Mer du Nord, et se retrouve très vite au Maroc puis à Bizerte (novembre 1940). Il gagne ensuite Dakar (mars 1941). Ayant rejoint les alliés, il effectue des missions en Méditerranée Occidentale (janvier 1944) puis il est utilisé comme transport. Engagé en Indochine, il sera condamné le premier août 1961.




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caractéristiques des sous-marins




| Sous-Marins | N° de coque | Type | Effectif | Date de lancement | Date de mise en service | Date de retrait ou de perte |
| La Sibylle I | Q 175 | sous-marin de défense de côte dits 630 tonnes Type Psyché | 38+3 - 45 maximum | 28/01/1933 | 12/1934 | 08/11/1942 |
| Amazone II | Q 161 | sous-marin de défense des côtes dits 630 tonnes Type Amphitrite II | 38+3 - 45 maximum | 12/1931 | 10/1933 | 04/1946 |
| Antiope II | Q 160 | sous-marin de défense des côtes dits 630 tonnes Type Amphitrite II | 38+3 - 45 au maximum | 19/08/1931 | 10/1933 | 04/1946 |
| Orphée | Q 163 | sous-marin de défense de côtes dits 630 tonnes Type Orphée | 38+3 - 45 maximum | 11/1931 | 06/1933 | 04/1946 |
| Thétis | Q 134 | sous-marin de moyenne patrouille et de défense de côtes dits 600 tonnes Type Circé | 38+3 - 45 maximum | . | 1929 | 27/11/1942 |


| Doris I | Q 135 | sous-marin de moyenne patrouille et de défense des côtes dits 600 tonnes types Circé | 38+3 - 45 au maximum | . | 1930 | 08/05/1940 |



| Circé II | Q 125 | sous-marin de moyenne patrouille et de défense de côtes dits 600 tonnes Type Circé | 38+3 - 45 maximum | 1927 | . | 12/08/1943 |




| Calypso II | Q 126 | sous-marin de moyenne patrouille et de défense de côtes dits 600 tonnes Type Circé II | 38+3 - 45 maximum | 1926 | .| 12/08/43 |


| Rubis II | Q 158 | sous-marin mouilleur de mines Type Saphir II surnomés les fers à repasser | 40+4 | 30/09/1931 | 04/1933 | 04/10/1949|


| Pasteur | Q 139 | sous-marin de première classe de grande patrouille dits 1500 tonnes Type Redoutable | 61+4 - 73 maximum | 19/07/1928 | 06/1932 | 8/06/1940|


- Les sous-marins Circé et Calypso avaient été saisis à Bizerte par les Italiens.

- Le Pasteur et l'Achille furent tous les deux sabordés à Brest le 8 juin 1940.


- "HMS Cyclops"


(bateau marchand ex Indrabarah) construit par Laing et lancé le 27 octobre 1905.

- Déplacement : 11.300 tonnes.
- Vitesse 13 noeuds.
Il a servi pendant la 2ème guerre mondiale comme bâtiment base pour les sous-marins. Ayant servi d'abord en méditerranée, il revient dans les eaux Britanniques en 1939. Il sera ferraillé à NEWPORT en juillet 1947



 
5 réactions
2. Le 02-03-2016 à 11:26:14 par Saltel :
Bonjour,
Ma question concerne le sous marin Achille. Ou peut-on trouver la composition des équipages de cette unité ?
Un de mes oncles - Henri TESSOL - était à bord dans les années 38 à 40 .
Je recherche des informations sur ce point.
Merci d'avance.
Jean Pierre Saltel.
3. Le 14-08-2010 à 19:54:08 par Siabas Olivier :
Bonsoir,

Mon grand pére faisait partie de l'équipage du sous marin "la Sybille" et a fait la campagne de norvége. Auriez vous des informations ou des liens afin d'en savoir plus sur ce sous marin.

Cordialement...
4. Le 29-03-2009 à 19:31:07 par Seahawk :
L'U-54 a été coulé par le torpilleur "Simoun", dans l'Atlantique, le 23 février 1940 (victoire confirmée).

5. Le 02-04-2006 à 14:39:56 par J. Favreul :
L'U-51 : Comme je l'exprime en conclusion de mon texte, mis à part les pertes attribuées aux mines du Rubis, aucun sous-marin français ne lança avec succès. Même l'Orphée qui lança 2 torpilles sur un sous-marin et qui fut honoré à son arrivée à Cherbourg pour avoir pensait-on torpillé un sous-marin allemand. Car après la guerre en 1945, dans son kriegstagebuch (journal d'opérations) le commandant de l'U-51, Kapitänlieutenant D. Knorr, indiqua que les 2 torpilles d'un sous-marin ennemi étaient passées sous sa coque et qu'elles avaient explosé en fin de parcours en touchant le fond, ceci à l'heure et à la minute précises (21 avril à 14 h 21) relatées par l'Orphée dans son rapport au commandant du groupe Jules Verne à son retour à Harwich le 24 avril. Mais longtemps après la guerre, des publications mal informées ont continué de relater le prétendu succès de l'Orphée, ceci au détriment des membres de son équipage dont certains ne connurent que tardivement la vérité historique.
J. Favreul

6. Le 31-03-2006 à 12:00:27 par Le Mée Alain :
Bonjour
Mon père était sur l'Orphée à l'époque des faits que vous relatez. Il m'a toujours affirmé que l'Orphée avait torpillé l'U54 dans le Skagerrak. Cette version a été confirmée par un article dans Cols Bleus "un oublié de la guerre". Par contre je ne trouve aucune trace de l'U54 !
auriez vous des informations sur cet épisode.
Merci
 

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