Base Sous-Marine de Kéroman - L’avenir du "FLORE"

mercredi 26 janvier 2005.
 

Dans la Presse Lorientaise "Le Télégramme" du 25 janvier 2005

Entre le K2 et le K1, le sous-marin le Flore coule des jours tranquilles.

Mis au sec en 1995, il s’offre depuis aux regards des curieux. Dans les prochains mois, il pourrait retrouver de sa superbe. Cap l’Orient a déposé un permis de construire et réfléchit à un projet de musée dans lequel le submersible tiendrait la vedette.

La seconde vie du Flore pourrait débuter d’ici deux à trois ans. Le sous-marin construit à Cherbourg dès 1960, mis en service en 1964 et désarmé en 1989 a été mis au sec en juillet 1995. Aujourd’hui, il attend sur un berceau sur rails entre les blocs K1 et K2. Cap l’Orient envisage de lui redonner vie en créant un espace muséographique comprenant l’alvéole du K2, qui hébergeait le sous-marin, et le sous-marin lui-même. « Mais attention, il ne s’agit pas de raconter l’histoire de la base des sous-marins à travers le Flore », prévient Patrick Daniel en charge de l’aménagement au sein de la communauté d’agglomération. « Nous n’avons pas encore déterminé précisément le contenu ("), mais on peut imaginer une première phase au cours de laquelle on expliquerait aux visiteurs pourquoi Lorient a été choisi pour implanter une base de sous-marins et comment la Marine a décidé ensuite de l’exploiter. Ce serait aussi l’occasion de découvrir la vie lors d’une plongée et le métier de sous mariniers ». Ensuite, visite du Flore. Là encore, quelques incertitudes planent autour du projet. « On ne sait pas si on pourra pénétrer à l’intérieur pour le visiter ».

Après l’Académie Tabarly

Quoi qu’il en soit, ce projet devra s’inscrire dans un espace qui comprend déjà la Tour Davis et prochainement l’Académie Tabarly. « D’ores et déjà, il parait évident qu’il faudra réfléchir à un parcours d’interprétation intégrant tous ces éléments pour que les visiteurs comprennent ce qu’était la base des sous-marins , avance l’élu. Aujourd’hui, si aucune date précise d’ouverture n’a été fixée, Patrick Daniel estime que ce sera quelques mois, voire un an, après que l’Académie Tabarly ait hissé les voiles. « Ce serait un bon moyen de relancer l’intérét pour le site et puis il ne faut pas que le Flore soit noyé dans le projet phare qu’est l’Académie Tabarly ».

20.000 visiteurs par an

A Cherbourg, à Saint-Nazaire ainsi qu’à la Cité des Sciences et de l’indus-trie à Paris, ce genre de visite existe déjà. Le projet lorientais ne risque-t-il pas d’être concurrencé par ces structures ? Patrick Daniel ne le croit pas. « On touchera les touristes en vacances au pays de Lorient, mais aussi le public lorientais. Déjà, ce sont entre 19.000 et 20.000 visiteurs qui fréquentent la BSM sans que l’on fasse une grosse publicité. Et puis, il y a un véritable intérêt autour du Flore », affirme Patrick Daniel. La reconversion de la BSM se dessine peu à peu.

Laurent Marc


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