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2011 - Samedi 3 décembre - Les webmaster et rédacteur du site en visite sur la Frégate Latouche Tréville

2011 - Samedi 3 décembre - Les webmaster et rédacteur du site en visite sur la Frégate Latouche Tréville
article posté le 03-12-2011 à 14:12:47, par Jean-Luc DELAETER

 

C'est à l'occasion des 7° assises de l'économie maritime et du littoral qui se déroulaient à Dunkerque que le Frégate ASM Latouche Tréville a fait escale au Freycinet 1.
C'est une frégate conçue pour la lutte anti sous-marine mais qui dispose également d'un armement pour le combat en surface.
C'est grâce au commissaire de 2° Classe M. Delor que nous avons eu un guide privé pour une visite privée durant les visites du grand public.

Notre guide était le Maitre Electronicien d'arme (autrefois électricien d'arme) LANGERON

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

L'officier de garde du bâtiment le commissaire Mr Delor et notre guide.

Le renard, tableau posé prés de la coupée et  qui montre la position des officiers : A bord ou à terre

          

    Nous débutons notre visite par la plage avant et au cours de ce déplacement nous pouvons voir les postes de ravitaillement à la mer et les embarcations sur les bossoirs.      

Sur le canon de 100 m/m les armoiries de la ville de Saumur avec qui le bâtiment est jumelé et au dessus une plaque au nom de "l'HERMIONE" un navire que commanda Levassor de  Latouche Tréville et qui transporta Lafayette aux Etats Unis. Levassor de Latouche Tréville est né à Rochefort où se construit actuellement une copie de la frégate Hermione. 

 

 

Ce canon de 100 m/m de fabrication ancienne (plus de 50 ans) est toujours très efficace. Il peut être manœuvré manuellement ou automatiquement à partir du Central opérations.  

En arrière du canon sur la cloison de chaque côté les points d'ancrage pour le ravitaillement à la mer

 

 

     Nous pénétrons sous la passerelle et débutons notre visite par le Central Opérations.
Ce qui frappe dés l'entrée c'est le nombre d'écran radar et de boitiers tous différents. Il n'y a pas autant de radar que d'écran.  Il n'y en a que trois. Un pour la veille air et surface, un pour la conduite de tir et deux pour la navigation.
Mais les informations recueillies sont distribuées à des postes différents pour une utilisation différentes.Conduite de tirs des différentes armes, canon, crotale, dagaie

 

 

 

 

 

    .

    Le poste de l'officier chef du central

Et il y aussi les écrans des sonars avec tout proche la conduite de tir des torpilles. 

A bord il y a une spécialité de détecteur sous-marin dite "les oreilles d'or". Ce sont des D.S.M spécialement entrainés à écouter les bruits  (ici captés par la flute). Ils sont capables de déterminer de quel bruit il s'agit : banc de poissons, banc de crevettes, baleine,  sous-marin navigant aux électriques ou au diesel. Grace à des enregistrements stockés il est parfois possible d'identifier avec certitude un bâtiment.

Tous les mouvements du bâtiment sont visibles sur deux tables traçantes. L'une pour le combat en surface l'autre pour le combat sous-marin.

 

Les deux tables traçantes

A ce même niveau se trouve le local torpilles. Sécurité oblige il est fermé. Le bâtiment dispose de deux tubes lance torpille débouchant  sur les passavants. Ils sont peu visibles : deux opercules dans la cloison. Les torpilles actuelles sont des Murène 90.  Petite torpille électrique navigant à 50 nœuds (92 Km/h) et plongeant à 1000 m.

Sur ce même pont l'on peut voir de chaque côté des affuts pour des petites missiles appelés "Mistral". Le "Mistral est un missile de courte portée.Ces affuts sont manoeuvrés par un homme mais les nouvelles versions sont entièrement automatisés et multiples.

 

 

Il y a également les lance leurre "Dagaie", dispositif de la guerre électronique.

 

 

 

A un niveau plus bas de chaque bord un canon de 20 m:m aujourd'hui remplacé sur les nouveau bâtiments par un canon de 30 m:m entirement automatisé

 

Nous montons ensuite à la passerelle navigation

Ici ce n'est pas encombré et il le faut bien. Seuls les appareils indispensables y sont. L'écran radar, la barre, le transmetteur d'ordre aux machines, la table à carte, et le matériel de transmission nécessaire à la navigation. De plus en plus des aides à la navigation sont employés. Ainsi vous pouvez avoir sur un écran le plan du port dans lequel vous vous trouvez, la route que vous avez suivie pour atteindre le quai, et également votre situation en haute mer

 

                                                        

La barre traditionelle

 

   

Le transmetteur d'ordre aux machines.  Remarquez la disposition des différents modes de propulsion.

 

L'écran radar de navigation.

 

Le poste du Commandant

                                           

La table à carte

 

Les transmissions

 

 

Il à même des jumelles périscopiques.

 

De gros répétiteurs d'angle de barre peuvent être déposés sur les ailerons où l'on retrouve également une commande des moteurs cela pour les manoeuvres portuaires.

 

Répétiteurs d'angle de barre

Commande des moteurs. Il n'y a qu'une commande d'augmentation de tour d'hélice.

Nous passons à la passerelle supérieure laquelle est en grande partrie découverte et armée (ce qui signifie qu'il a du personnel)  par 3 veilleurs.et en tout temps.

Une mitrailleuse de calibre 12/7 m/m est disposé de chaque bord.

 

De chaque bord également des supports de jumelles qui peuvent retransmettre les gisemnts observés au C.O.

 

Outre le poste du chef de veille

Un radar de conduite de tir

Un radar de navigation et au dessus une multitude d'antenne et un radar de veille.

De chaque côté les dômes de protection du système de transmission Syracuse ( transmission par satellite)

Nous redescedons dans les entrailes au niveau du pont principal. Comme toujours l'avant est réservé à la voilerie, domaine du maitre manoeuvrier appelé "Bosco"

 

Cela sent la peinture fraîche

Sur ce pont nous pouvons aller de l'avant à l'arrière sur le même niveau. Il n'en n'est pas de même pour les ponts situés à des niveaux inférieurs. Il faut savoir qu'un bâtiment est divisé en tranches et qu'il n'est pas possible de passer directement de l'une à l'autre.Il faut obligatoirement monter au pont principal.

Au début de la coursive se trouvent les appartements du Commandant .

 

 

Le fanion du bâtiment.

La plaque commémorant le jumelage de la Frégate avce la ville de Saumur.

Cette partie de la coursive s'appelle " Pont des Cadets de Saumur" en réference à une défense qualifiée d'héroîque opérée par les cadets de l'école de cavalerie face à l'envahisseur allemand en juin 1940.

Il y a des postes pour le personnel sous cette partie du pont principal.

Ce qui peut frapper certains est la propreté , le matériel de sécurité et la tenue du personnel. Tout le monde porte la même tenue Ce sont là des choses essentielles l'une pour la vie en communauté et l'autre  pour la survie.

A bord il y a trois postes de sécurité, un avant, un central et un à l'arrière. Prés de ces postes, du matériel incendie, mais aussi dans la coursive. L'exercice incendie est quasiment journalier.

 

Le matériel

Le poste sécurite avant

Les plans du bâtiment pont par pont. En jaune les cheminements possibles par les coursives et dans certains locaux.

 

Allant vers l'arrière nous trouvons les logemnets des officiers puis des oficiers martiniers. Les postes sont plus ou moins grands suivant le grade et les occupants plus ou moins nombreux. Ainsi pour les Officiers martiniers les postes sont faits pour 6 ou 9 hommes. Il existe des locaux spécialement réservés au personnel féminin ( une dizaine).

 

 

        "  

Cette partie de la coursive s'appelle "Rue des carabineirs de Monsieur

Nous profitons d'être prés du panneau d'accès aux turbines pour descendre dans ce local. Ces turbines Rolls-Royce sont les soeurs des réacteurs du Concorde.

 

 

Elles permettent au bâtiment d'atteindre la vitesse de 30 noeuds( environ 56 km/h) pour le combat. Elles sont un peu gourmandes.

Nous pouvons voir que tous les appareils susceptibles de vibrer sont montés sur des supports caoutchoutés

Le bruit est un ennemi et cela est répété dans les coursives.

 

Avant de descendre aux turbines nous sommes passés au dessus du compartiment des auxillaires où se trouvent 4 groupes alternateurs qui fournissent l'électricité.. Deux sont en marche en permanence . Nous préservons nos oreilles. Dans la série des appareils auxilliaires il y a aussi un bouilleur, car beaucoup d'eau est consommée chaque jour. Plus de 100 litres par homme, ce qui inclus, la propreté des hommes et des locaux, la cusine,  la buanderie, etc.

Nous remontons du local turbines et nous retrouvons :

 

C'est un endroit qui se situe au centre du bâteau et qui est trés vivant puisqu'il y a le Bureau du service Intérieur ; qui régle tous les mouvements du bord; et les tableaux d'affichage : l'état-major de la marine nationale

La tape de bouche de la Frégate avec au centre les armoiries de la famille Levassor de Latouche Tréville

.

Le tableau des Ressources humaines où sont affichés les informations concernant le personnel

 

Le tableau de service où est affiché la programme de la mission. Ainsi on y trouve les informations utiles sur la ville de Dunkerque et aussi le programme pour la durée de l'escale. Une quinzaine de pages. On ne chome pas à bord.

A proximité une salle de rénion.

Ce local est utilisé pour les briefings mais aussi l'équipage pour des activités diverses.

Des membres de l'équipage et originaires de la région reçoivent des vistes familiales.

 

Tout proche il ya le P.C. machines. Là sont regroupés les commandes turbines, des diesels de propulsion, des diesels alternateurs, ainsi que touts les informations nécessaires au contrôle des machines.

 

 A gauche la commande des turbines Puis au centre la commande des diesels de propulsion mais aussi de l'orientation des pales d'hélice

On a pu voir sur la passerelle un schéma décrivant la façon dont les deux modes de propulsions étaient accouplés au réducteur; Les turbines tournent beaucoup plus vite que les diesels il est donc nécessaire de faire varier l'orientation des pales d'hélice.

La commande des moteurs alternateurs et la production d'lectricité.

A côté le P.C Sécurité.

De ce poste on se fait la surveillance et l'alimentation des circuits d'incendie.

 

Nous descendons au local diesels.

 

 

Le moteur babord

Le moteur Tribord

Vous remarquerez que les 16 pistons de chaque moteur sont numérotés avec la couleur qui correspond au côté où se trouve le moteur. Vert à Tribord,Rouge à babord

Ces moteurs sont des Pielstik de 5200 chevaux chacun.

 

 

Un tableau de distribtion . Il y a intérêt à connaître les circuits.

Il ya près des diesels un poste de commande des machines comme au pont ^principal.On y retrouve les mêms informations et les mêmes commandes. Il est armé au poste de manoeuvre et au poste de combat.

Que de tuyaux. Il faut tout connaître.

Connaissez vous la "clef de chasse". Un outil trés important autrefois à bord des sous-marins. Cette clef servait à ouvrir et fermer rapidement la vanne de chasse aux ballsts.

Des clefs semblables servaient pour la manoeuvre des vannes

La clef de chasse.

Revenu sur le pont principal prés du P.C sécurité l'on trouve à tribord la cafétaria de l'équipage.

Et la cuisine

 

Il n'y a à bord qu'une seule cuisine pour les officiers, les officiers mariniers et l'équipage. La cuisine a toujours été un point fort de la Marine Nationale.

Dans ces locauxx la propreté est aussi importante que le qualité des mets.

A babord se trouve le poste des Officiers mariniers 

 

    

 

Avec son coin détente et bar.

Plus en arrière l'infirmerie

 

Le carré des officiers qui dispose également d'un coin détente.

 

Il y a non loin de là le bureau du "Bidel". Disons le Capitane d'armes. Le personnage chargé de la discipline à bord et d'autres missions incombant à la spécialité de fusillier.

Et nous arrivons sur la plage arrière. Elle est couverte par le pont d'envol et n'est pas à l'extrémité du bâtiment car celle ci est occupée par le poisson.

Le guindeau arrière.

C'est par l"ouverture visible dans la coque que l'on attrappe les aussières que l'on glisse dans le sabord situé au dessous.

A l'extrémité arrière le "poisson"

 

De quoi s'agit-il ? Dans le gros bulbe blanc il y a un sonar. Ce bulbe est dans un premier temps soulevé amené au dessus de l'eau descendu et l'on file le cable qui le retient au bateau.Il plonge plus ou moins profond suivant le vitesse du bateau et la longueur de cable filé. Cet appreil dont la Marine Nationale est pour ainsi dire la seule à se servir permet une meilleur détection car il est possible d'utiliser les différentes couches d'eau pour une meilleure détection. Il est du genre actif donc pas discret car il émet une onde pour détecter. Un autre moyen de détection est utilisé une antenne de 300 mêtres que l'on file également à l'arrière est qui est porteuse de nombreux microphones la "Flutte". Avec cet appareil on fait de l'écoute passive. Un deuxime sonar de "coque" celui-ci setrouve à l'avant.

Prés du poisson on peut voir un radar de navigation dont l'usage est reservé à l'hélicoptère.

Le radar de navigation.

Nous remontons sur la plate-forme hélicoptère

Il n'y a pas d'hélicoptére à bord en ce moment.Les appareils qui peuvent être embarqués habituellemen au nombre de deux sont des "Lynx". Appareils de fabrication anglaise, équipés pour la lutte anti sous-martine avec un sonar pouvant être immergé à 150 mètres et armés de deux torpille de fabrication française des "murène 90" qui ont remplacé les torpilles américaines MK 46. Les nouveaux hélicoptères seront de NH 90 "Caïman".

Le hangar hélicoptére peut recevoir deux appareils. Certes aujourd'hui il est un peu encombré car la veille il y a eu à bord une réception et il faut faire sécher le matériel qui a servi à la protection et la décoration de la plate forme.

Les saisines pour les hélicoptère. Là aussi il faut savoir où va chacune d'elle, car ells sont de tailles différentes.

En arrière du hangar les locaux réservés au personnel aéronautique

Du hangar on accède à la passerell aero, petite mais suffisante pour un seul hommequi dirige le pont d'envol.

 

Nous montons ensuite au dessus du hangar hélicoptère où nous pouvons voir l'affut "Crotale". Un affut de _ ntubes pour des misssiles de défense aérienne que l'on retrouve  sur les bases aérinnes mais aussi sur véhicule.

 

Remarquez que l'affut possède son radar de conduite de tir.

Sur le pont où nous sommes il y a également de chaque bord une mitrailleuse de 12 m/: et également plus en avant le deux affuts de 4 missiles chacun pour exocet MM40

 

 

 

Et c'est là que se termine notre visite. Certes il y a encore d'autres locaux à voir mais !!

Nous remercions toutes les personnes qui nous ont permis cette visite, en particulier Monsieur le Commissaire Delor et le maître Langerau. Nous avons reçu de la part des membres de  l'équipage croisé un trés bon accueil et ceux que nous avons interrogé nous ont déclaré être enchantés de cette escale.

Nous sommes persuadés qu'il ont un  excellent souvenir de Dunkerque qui n'est pas un ville triste dans le brouillard.

Et vive la Marine.

Ci-dessous le lien de l'album Picasa dédié au reportage à bord de la Frégate Latouche-Tréville

 


"sous-mama" en reportage sur la frégate LATOUCHE-TREVILLE le samedi 3 décembre 2011

Ici le vers La Frégate Latouche-Tréville sur le site Internet de nos amis de Netmarine


 
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